Le chino, la pièce indispensable pour l’été


Vous connaissez tous le chino, ce pantalon en coton à la fois cool et décontracté, en toile nettement plus légère que celle d’un jean, et donc particulièrement adapté à l’été et aux fortes chaleurs.

A l’origine, le chino est un vêtement de travail pour pays chauds

Il a été inventé au XIX° siècle par les anglais, partis roussir, pardon dorer leur peau fragile au soleil de la colonie indienne. Ils trouvent les pantalons d’uniformes en laine proprement insupportables (pendant la saison chaude, dans le Pendjab d’où le chino est originaire, la température monte jusqu’à 49°c) et apprécient peu les shorts, qui laissent une partie des jambes sans protection, très désagréable dans un pays infesté de moustiques ! Le chino, qu’on appelle aussi khaki, en raison de sa couleur de base, est né. Des colonies anglaises, il passe aux Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale. Il est encore un vêtement militaire, avant d’être adopté par les étudiants chics de la côte Est, qui en font leur emblème, par opposition au jean, à l’époque nettement plus marqué rebelle et mauvais garçon.

Aujourd’hui, un pantalon passe-partout qui peut être élégant

Après leur diplôme, ces étudiants, qu’on retrouve dans des grandes sociétés, des journaux, des télévisions, continuent à porter le chino. Il devient la pièce de base d’un homme qui souhaite être bien habillé sans sembler se préoccuper de son style, passe-partout sans être négligé, le chino ne se fait pas remarquer, ce qui est la marque d’une certaine élégance masculine. Popularisé par Levi Strauss sous la marque Dockers, le chino est commercialisé sous différents styles, du plus casual au plus urbain, et surtout dans toute une gamme de couleurs.

Comment bien choisir son chino ?

Attention, néanmoins, l’understatement est un art. Pour rester Best-Style, un homme doit savoir bien choisir son pantalon.

D’abord la qualité :

un bon tissu, 100% coton, pas de fibres synthétiques, une fabrication résistante (rappel : au départ le chino est un pantalon de travail), donc des sacs de poches suffisamment épais pour ne pas se trouer à la première clé, des points d’arrêt sur les poches (même si on ne met pas ses mains dans les poches en permanence, il peut arriver qu’on tire dessus, donc autant éviter de déchirer le bord), des boutons en bois ou en corne, dont le look correspond parfaitement à l’esprit workwear du pantalon… et un zip qui ne va pas se coincer !

Ensuite le style adapté à l’usage :

les « casuals » sont les chinos d’entrée de gamme, avec un tissu souvent léger, le délavage n’est pas parfait. Parfaits pour les soirées entre copains ou les vacances. Les « workwear » sont des chinos casuals de meilleure qualité, le tissu est plus épais. A éviter donc en pleine canicule ! Les chinos habillés sont ceux que vous choisirez de porter au bureau. Avec leurs coutures invisibles, leur pli central bien marqué et une taille plus haute, ils cotoient sans problème les costumes (évitez quand même de les porter si vous travaillez dans une banque suisse !)

Enfin la coupe :

le chino, comme le jean, va se détendre un peu à l’usage. Il faut donc le choisir plutôt serré, pour éviter toute déformation ultérieure. La ceinture, plus ou moins haute, selon le style, doit être contre le corps, l’entrejambe ajusté sans être serré. Le pantalon ne doit pas être trop long. Dans l’idéal il se porte juste en dessous de la cheville, pour se casser très légèrement sur la chaussure. On peut aussi, dans les styles casuals et workwear, porter un ourlet roulotté, un peu plus haut, qui dégage la cheville.

Dernier conseil :

lâchez vous sur les couleurs ! De couleur sable clair à l’origine, le chino se porte maintenant de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. En particulier en été, c’est le moyen idéal de porter des couleurs vives.